Brisbane et Sydney durement touchées par la chute des prix de l'immobilier, avec une baisse de 5,2 % à l'échelle nationale

Points Clés
- La valeur nationale des propriétés a chuté de 5,2 % depuis le pic de mars.
- La valeur médiane des logements à Sydney a chuté de 8,6 %, soit une perte de 112 000 dollars.
- Les économistes préviennent d'une baisse potentielle du marché de 15 % si le chômage augmente.
Le marché immobilier australien est confronté à un ralentissement significatif, la valeur des propriétés dans les grandes villes enregistrant une baisse marquée. Selon les dernières données de Cotality publiées ce jeudi, les prix nationaux des logements ont chuté de 5,2 % par rapport à leur sommet de mars, marquant un renversement de la croissance rapide observée les années précédentes. Cette tendance au refroidissement est plus prononcée à Brisbane et à Sydney, où les banlieues enregistrent des baisses de prix généralisées alors que le marché peine à trouver une stabilité dans un contexte économique tendu.
Les économistes préviennent que le déclin risque de s'accentuer, avec des projections suggérant une baisse totale d'au moins 10 % alors que la Banque de réserve d'Australie (RBA) continue d'augmenter les taux d'intérêt. La quatrième hausse des taux cette année a considérablement réduit la capacité d'emprunt des acheteurs potentiels. Par exemple, Canstar estime que ces hausses ont amputé de 47 400 dollars la capacité d'emprunt d'un travailleur moyen à temps plein. Brisbane a enregistré une baisse de 1,5 % rien qu'en septembre, tandis que les valeurs médianes à Sydney ont chuté de 8,6 % par rapport à leur record de mars, ce qui équivaut à une perte de valeur stupéfiante de 112 000 dollars.
Ce ralentissement fait suite à une période de croissance sans précédent, où des villes comme Brisbane avaient vu les prix augmenter de 18 % au cours des 12 mois précédents. Le changement actuel est dû à une combinaison de hausse des taux d'intérêt, de pressions inflationnistes et d'une baisse générale de la confiance des acheteurs. Bien que le gouvernement ait tenté de soutenir le marché par le biais de programmes pour les primo-accédants, aidant plus de 102 000 personnes avec des prêts à 5 % d'apport, l'environnement macroéconomique global reste difficile pour ceux qui cherchent à entrer sur le marché immobilier.
Les répercussions de ce déclin se font sentir dans tout le secteur, des agents immobiliers aux entreprises de construction. L'agent immobilier Joe Trucchio note que la saison traditionnelle des achats de printemps n'a pas réussi à prendre de l'élan, les acheteurs potentiels restant hésitants en raison du flux constant de nouvelles économiques négatives. De plus, la gouverneure de la RBA, Michele Bullock, a averti que la baisse des prix pourrait exacerber la crise de l'offre de logements en rendant les nouveaux projets de construction non rentables, ce qui pourrait entraîner une pénurie à long terme de logements disponibles.
À l'avenir, les analystes restent prudents quant à la trajectoire du marché. L'économiste en chef d'AMP, Shane Oliver, suggère que si le chômage augmente parallèlement aux hausses continues des taux, le déclin national pourrait atteindre 15 %. Bien qu'il existe un espoir qu'une pénurie structurelle de logements finisse par faire remonter les prix, les perspectives actuelles sont dominées par la probabilité décroissante de baisses des taux d'intérêt. Pour l'instant, le marché reste dans un état d'ajustement, le segment le moins cher du secteur faisant preuve d'une certaine résilience alors que les primo-accédants cherchent des points d'entrée.
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