Le Kenya place dix contacts en quarantaine après le premier décès dû à Ebola

Points Clés
- Premier cas mortel d'Ebola enregistré au Kenya
- Critiques sur l'efficacité des contrôles aux frontières
- Renforcement des capacités médicales au Kenya
Les autorités sanitaires kényanes ont mis dix personnes en quarantaine et lancé une opération de recherche de 57 autres après le décès d'un patient atteint d'Ebola à Nairobi lundi. La victime, qui a beaucoup voyagé à travers la République démocratique du Congo et l'Ouganda avant de prendre un vol pour le Kenya, constitue le premier cas documenté du virus dans ce pays d'Afrique de l'Est. Ce voyage transfrontalier a suscité une inquiétude croissante parmi les spécialistes de la santé concernant l'efficacité des procédures de dépistage internationales.
Jean Kaseya, chef des Centres africains de contrôle et de prévention des maladies, s'est interrogé sur la manière dont une personne présentant des signes de maladie pendant près d'un mois a pu traverser plusieurs centres de transit sans être détectée. « Depuis Beni, il a conduit jusqu'en Ouganda. Et depuis l'Ouganda, il a pris un vol pour Nairobi », a déclaré Kaseya, soulignant que les tests aux frontières reposent presque entièrement sur des contrôles de température facilement masqués par des antipyrétiques. Le responsable du ministère de la Santé, Patrick Amoth, a suggéré que les médicaments ont dissimulé les symptômes du voyageur, tandis que le Dr Dennis Miskellah, du syndicat des médecins kényans, a souligné les défaillances systémiques aux frontières.
L'épidémie en cours en RDC a débuté en mai et est liée à la souche Bundibugyo d'Ebola, qui ne dispose actuellement d'aucun traitement thérapeutique ou vaccin approuvé. Plus de 4 000 décès ont été signalés en RDC cette année au cours de la vague actuelle. Transmis par les fluides corporels, l'agent pathogène a déjà traversé l'Ouganda, où deux personnes sont décédées avant que l'Organisation mondiale de la santé ne déclare le pays exempt de transmission en août.
Le président kényan William Ruto a annoncé que les équipes d'intervention rapide ont renforcé leur vigilance opérationnelle, examinant plus de 650 000 voyageurs et désignant quatre centres médicaux spécialisés, dont l'hôpital de Nairobi, pour prendre en charge les patients potentiels. Le ministre de la Santé, Aden Duale, a indiqué que le gouvernement évalue des plans pour établir la première installation spécialisée dans le traitement des maladies infectieuses de la région. Les responsables régionaux collaborent désormais pour renforcer les cadres de diagnostic coordonnés aux principaux points d'entrée internationaux.
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Source Dépêche
This report was synthesized from BBC World under journalistic fair use.
