Indignation éthique autour d'un essai vaccinal contre l'hépatite B en Guinée-Bissau soutenu par RFK Jr.

Points Clés
- Retard volontaire de vaccination chez les nourrissons
- Démissions au sein du comité d'éthique
- Conflit international sur les normes de recherche
Un essai clinique controversé en Guinée-Bissau, visant à retarder la vaccination contre l'hépatite B chez des milliers de nouveau-nés, a été approuvé, provoquant un tollé éthique. Soutenu par Robert F. Kennedy Jr., secrétaire à la Santé des États-Unis, ce projet s'inscrit dans la volonté de l'administration Trump de remettre en cause les calendriers vaccinaux. Des chercheurs danois prévoient d'inclure 14 000 nourrissons, dont la moitié recevra le vaccin avec six semaines de retard.
L'approbation a entraîné des démissions au sein du comité d'éthique de l'Université du Danemark du Sud. Stig Børsen Hansen a dénoncé une « loterie dangereuse », tandis que l'expert Paul Offit accuse Kennedy d'exploiter un pays en développement avec une étude qui ne passerait jamais les barrières éthiques américaines.
Financé par 1,6 million de dollars des CDC et des fonds privés, le projet cible une région à forte prévalence d'hépatite B. Malgré un protocole restreint aux mères testées négatives, les experts craignent une transmission communautaire.
Les éthiciens soulignent une violation de la Déclaration d'Helsinki. Malgré les objections, l'essai se poursuit, attisant les tensions internationales sur l'équité en santé.
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