La diplomatie européenne sous le feu des critiques après avoir cédé aux pressions américaines

Points Clés
- Retrait du soutien de l'UE sous pression de Washington
- Accusations d'ingérence étrangère et de deux poids, deux mesures
- Menace sur la crédibilité institutionnelle européenne
Le Service européen pour l'action extérieure (SEAE) est vivement critiqué après avoir retiré son soutien à une conférence sur la désinformation à Vilnius, sous la pression des États-Unis. L'UE a exigé le retrait de son logo quelques jours avant l'événement, invoquant un désalignement politique.
Le département d'État américain a également fait pression sur le Canada et la Lituanie pour qu'ils retirent leur parrainage. La controverse portait sur un panel intitulé « Les États-Unis comme menace FIMI ». L'eurodéputée Alexandra Geese a dénoncé une « ingérence étrangère » visant à occulter le rôle de Washington dans la désinformation.
Les cadres de l'UE contre la manipulation de l'information (FIMI) ciblent traditionnellement la Russie et la Chine, ignorant Washington. La société civile craint que cette capitulation n'affaiblisse le « Bouclier de la démocratie européenne ».
L'incident relance le débat sur l'autonomie stratégique. Si certains prônent l'unité transatlantique, d'autres avertissent que fermer les yeux sur les ingérences américaines compromet la crédibilité de l'Europe face aux menaces hybrides.
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