Les autorités indiennes arrêtent des milliers de personnes alors que les manifestations de jeunes contre la Commission électorale s'intensifient

Points Clés
- Arrestations massives de leaders et militants du mouvement « Cafard ».
- Accusations de manipulation électorale portant sur 130 millions d'électeurs.
- Montée des tensions politiques avant les élections régionales clés.
Les forces de sécurité indiennes ont mené une répression massive à New Delhi samedi, arrêtant des milliers de manifestants du mouvement de jeunesse « Cafard ». La police a bloqué le site de Jantar Mantar et restreint l'accès à Internet pour empêcher un rassemblement contre la Commission électorale. Des leaders comme Abhijeet Dipke, Saurav Das et Ashutosh Ranka ont été arrêtés dès leur arrivée à l'aéroport.
Les manifestations réclament la démission du commissaire Gyanesh Kumar, suite à des allégations selon lesquelles 130 millions de citoyens auraient été radiés des listes électorales. Le député d'opposition John Brittas a dénoncé un « siège total de la ville », tandis que le porte-parole du BJP, Sambit Patra, a qualifié les manifestants d'« éléments anarchiques ».
Le mouvement « Cafard » s'est fait connaître en juillet en forçant la démission du ministre de l'Éducation après des fuites d'examens. Cette mobilisation représente un défi politique rare pour le gouvernement de Narendra Modi, au pouvoir depuis 12 ans.
Bien que le gouvernement affirme que la révision des listes est une procédure administrative standard, l'ampleur de la répression souligne sa nervosité face à la dissidence. Les prochaines élections régionales seront un test crucial pour la popularité du parti au pouvoir.
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