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Le Pakistan affirme que 22 combattants ont ete tues dans des frappes aeriennes en Afghanistan

Al Jazeera English•3 min read•1 oct. 2026•Updated: il y a 5 j•REF: OPA-261001-YW0
Le Pakistan affirme que 22 combattants ont ete tues dans des frappes aeriennes en Afghanistan

Points Clés

  • Le Pakistan affirme que 22 combattants ont été tués lors de frappes aériennes contre des cachettes de militants en Afghanistan.
  • Kaboul rapporte qu'au moins neuf femmes et enfants ont été tués lors des attaques dans les provinces de Kounar et de Helmand.
  • Le conflit découle d'accusations de longue date selon lesquelles l'Afghanistan abrite le Tehrik-i-Taliban Pakistan.
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Le Pakistan a lancé une série de frappes aériennes ciblées contre l'Afghanistan, affirmant avoir neutralisé 22 combattants associés à des groupes armés opérant près de la frontière. Le ministère pakistanais de l'Information a officiellement annoncé l'opération jeudi, déclarant que l'armée avait réussi à frapper des camps et des cachettes spécifiques utilisés par les militants. Cependant, cette action militaire a déclenché une réprimande immédiate et vive de la part de Kaboul, qui affirme que les frappes ne visaient pas des combattants mais des infrastructures civiles, entraînant la mort d'au moins neuf femmes et enfants dans les provinces de Kounar et de Helmand.

Selon les déclarations officielles des deux parties, le bilan des victimes reste très contesté. Le Pakistan soutient que ses frappes de précision étaient nécessaires pour démanteler les réseaux insurgés, tandis que Zabihullah Mujahid, porte-parole du gouvernement afghan, a fourni un récit contradictoire. Mujahid a déclaré que les attaques ont eu lieu tard mercredi, détruisant trois maisons résidentielles et faisant 11 blessés civils en plus des neuf décès. Bien que le Pakistan affirme que 22 combattants ont été tués, Al Jazeera et d'autres observateurs internationaux ont noté que ces chiffres ne peuvent être vérifiés de manière indépendante, soulignant le profond fossé informationnel entre les deux nations.

Cette dernière escalade fait suite à une période de calme relatif qui a duré environ trois mois, marquant un retour volatil aux hostilités transfrontalières. Le contexte historique de ce conflit est enraciné dans les accusations persistantes d'Islamabad selon lesquelles Kaboul offre un sanctuaire au Tehrik-i-Taliban Pakistan (TTP). Le Pakistan allègue que ces groupes utilisent le sol afghan pour lancer des attaques meurtrières sur le territoire pakistanais. À l'inverse, le gouvernement afghan a systématiquement nié ces allégations, arguant que les incursions militaires pakistanaises sont des actes d'agression non provoqués qui violent la souveraineté nationale et le droit international.

Les ramifications de ces frappes s'étendent bien au-delà de la perte immédiate de vies humaines, menaçant de déstabiliser le paysage sécuritaire déjà fragile de la région. En ciblant des zones résidentielles, l'action militaire pakistanaise a suscité la condamnation de Kaboul, qui qualifie l'incident de crime contre les principes internationaux acceptés. Les retombées diplomatiques devraient être graves, car les deux nations échangent des accusations de terrorisme et de violence parrainée par l'État, compliquant encore davantage les efforts pour maintenir la sécurité aux frontières et la coopération régionale dans une zone déjà en proie à l'insurrection et aux crises humanitaires.

À l'avenir, les analystes suggèrent qu'il est peu probable que le cycle de violence s'apaise sans une intervention diplomatique significative. L'absence d'un canal de communication vérifié pour répondre aux préoccupations de sécurité signifie qu'Islamabad et Kaboul restent dans une posture réactive. Les conséquences futures pourraient inclure une militarisation accrue de la frontière, une augmentation des mouvements de réfugiés et une rupture potentielle des relations commerciales et diplomatiques bilatérales. Les experts préviennent qu'à moins que les deux gouvernements ne s'orientent vers un dialogue structuré pour aborder les problèmes sous-jacents de la militance et de la gestion des frontières, le risque d'une escalade accidentelle ou intentionnelle reste dangereusement élevé.

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Mohammad KaramaliStaff JournalistToronto, Canada

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Source Dépêche

This report was synthesized from Al Jazeera English under journalistic fair use.