1,7 millions de dollars collectés dans un système pour le Hamas, y compris auprès de donateurs américains, selon les procureurs

Points Clés
- Les procureurs allèguent que 1,7 million de dollars ont été acheminés au Hamas, dont 626 000 dollars provenant de donateurs américains.
- L'accusé Saleem Alzaq a utilisé un langage codé comme 'pain' et 'le Vert' pour faciliter les transferts illicites.
- Le système a exploité les récits d'aide humanitaire pour contourner les filtres de conformité financière sur des plateformes comme PayPal.
Près de trois ans après l'attaque du 7 octobre 2023 contre Israël, les procureurs fédéraux ont dévoilé un acte d'accusation alléguant que plus de 1,7 million de dollars ont été acheminés vers l'organisation terroriste Hamas. Le système, qui a fonctionné entre janvier 2020 et décembre 2025, aurait utilisé une façade d'aide humanitaire trompeuse pour solliciter des fonds auprès de donateurs internationaux, y compris des centaines de milliers de dollars provenant d'individus aux États-Unis. Saleem Alzaq, un résident de Gaza de 45 ans identifié comme un membre de longue date du Hamas, est le principal accusé d'avoir orchestré ce réseau mondial sophistiqué de collecte de fonds.
Selon les documents judiciaires, l'opération a réussi à collecter au moins 626 000 dollars auprès de donateurs basés aux États-Unis uniquement. Les procureurs détaillent qu'Alzaq et ses co-conspirateurs ont utilisé un langage codé, comme désigner le Hamas par 'le Vert' et utiliser des termes comme 'pain' ou 'boulangeries' pour masquer les transferts financiers. La commissaire de la police de New York, Jessica Tisch, a confirmé que les analystes du renseignement ont découvert le réseau, qui impliquait prétendument des contributions d'individus en Louisiane et en Floride. Alzaq fait face à de multiples chefs d'accusation, notamment complot en vue de fournir un soutien matériel à une organisation terroriste et blanchiment d'argent, avec des peines potentielles allant jusqu'à 20 ans par chef d'accusation.
Le contexte de cette affaire révèle un effort calculé pour exploiter les sentiments charitables. Alzaq, qui est lié au Hamas depuis au moins 2017, aurait utilisé les réseaux sociaux pour diffuser de la propagande et célébrer les attaques du 7 octobre. L'acte d'accusation souligne qu'il a lancé une campagne de collecte de fonds spécifique le jour même des attaques, prétendant soutenir les Gazaouis blessés pendant le conflit. Cette campagne est restée active pendant plusieurs jours, démontrant la nature effrontée de l'opération qui cherchait à capitaliser sur les conséquences immédiates de la violence pour obtenir un financement illicite.
Les ramifications de cette découverte sont significatives, car elles exposent la vulnérabilité des plateformes de don internationales à l'exploitation par des réseaux terroristes. L'affaire a suscité de vives réactions de la part des forces de l'ordre, qui soulignent que les fonds ont été dirigés vers la branche militaire du Hamas plutôt que vers l'aide humanitaire. En demandant aux donateurs d'éviter certains mots-clés comme 'Palestine libre' ou 'vive le Hamas' sur des plateformes comme PayPal, Alzaq a réussi à contourner les filtres de conformité financière standard, soulevant de sérieuses questions sur la surveillance des systèmes de paiement numériques de pair à pair.
À l'avenir, l'affaire contre Alzaq sert d'avertissement sévère concernant l'évolution du financement du terrorisme. L'analyse d'experts suggère qu'à mesure que les services bancaires traditionnels deviennent plus restrictifs, des groupes comme le Hamas se tournent de plus en plus vers des campagnes numériques décentralisées et des communications codées pour maintenir leurs opérations. Bien qu'Alzaq soit toujours en fuite à Gaza, la révélation de cet acte d'accusation signale un changement robuste dans les tactiques d'enquête américaines, se concentrant sur l'intersection des réseaux sociaux, de la messagerie cryptée et du blanchiment d'argent international. Les futures poursuites se concentreront probablement sur le démantèlement de ces nœuds numériques pour empêcher de nouveaux flux de capitaux illicites.
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