Tensions accrues au Moyen-Orient : attaques de pétroliers et intensification des affrontements régionaux

Points Clés
- Attaques de pétroliers dans le détroit d'Ormuz et montée des tensions
- Ventes d'armes américaines approuvées pour les Émirats et le Koweït
- Reprise des combats au Yémen et maintien des canaux diplomatiques
La sécurité régionale au Moyen-Orient s'est fortement dégradée lundi, marquée par une multiplication des incidents maritimes, des manœuvres diplomatiques et des engagements militaires dans le golfe Persique et la mer Rouge. Le centre des opérations commerciales maritimes de la marine britannique a signalé que trois pétroliers ont été touchés par des projectiles non identifiés le week-end dernier dans le détroit d'Ormuz. Parallèlement, un autre navire a fait demi-tour après des menaces de frappes directes du Corps des gardiens de la révolution iranienne, alors que les différends entre Washington et Téhéran sur l'accès à cette voie navigable restent dans l'impasse.
Face à ces menaces, le département d'État américain a approuvé d'importantes transactions de défense, autorisant une vente d'un milliard de dollars de systèmes de guidage d'armes de précision aux Émirats arabes unis et un paquet de soutien pour missiles Patriot de 400 millions de dollars pour le Koweït. Simultanément, des militaires américains blessés lors de l'attaque de drones iraniens du 1er mars contre le port de Shuaiba au Koweït ont accusé la hiérarchie militaire d'avoir sous-estimé les risques lors de l'opération « Epic Fury ».
Le conflit régional continue de déstabiliser le Yémen, où les combats entre les forces houthies et la coalition soutenue par l'Arabie saoudite ont repris après une trêve de plusieurs années. Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a exprimé sa profonde préoccupation face à cette escalade, tandis que le porte-parole houthi a accusé Riyad de mener de nouvelles frappes aériennes contre des infrastructures civiles.
Par ailleurs, les répercussions économiques ont suscité un vif débat politique à Washington. L'ancien président Donald Trump a affirmé que les coûts du carburant ne sont plus dictés par les perturbations dans le Golfe, mais par les frappes ukrainiennes sur les raffineries russes. Les canaux diplomatiques persistent, illustrés par la visite du ministre iranien de l'Intérieur à Doha pour des discussions sécuritaires avec les dirigeants qataris.
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