La police française utilise des gaz lacrymogènes alors que les manifestations pour le financement des écoles s'intensifient

Points Clés
- Plus de 250 000 manifestants réclament une augmentation du budget de l'éducation.
- Plus de 6 100 arrestations et des blessures graves signalées parmi les jeunes.
- Les cours suspendus dans 891 lycées alors que la mobilisation se poursuit.
La police anti-émeute française a utilisé des gaz lacrymogènes et des canons à eau mardi alors que plus de 250 000 manifestants se sont rassemblés à travers le pays pour soutenir les lycéens exigeant une augmentation du financement de l'éducation. Ces troubles nationaux marquent l'aboutissement de semaines de boycotts de classes et de blocages de bâtiments, accentuant la pression sur l'administration du président Emmanuel Macron. Bien que les marches dans des villes comme Paris, Marseille et Strasbourg aient été largement pacifiques, des affrontements sporadiques ont éclaté entre les forces de sécurité et les jeunes manifestants.
Selon le ministère de l'Intérieur, environ 256 000 personnes ont participé aux manifestations de mardi, dont 56 000 à Paris. La réponse musclée de la police a suscité une vive réaction des parents, des enseignants et des législateurs de l'opposition, après plus de 6 100 arrestations, impliquant principalement des mineurs. Les autorités ont signalé que 715 policiers ont été blessés, ainsi que plusieurs blessés graves parmi les adolescents, dont un garçon de 15 ans ayant perdu une main à cause d'une grenade assourdissante. Le député d'extrême gauche Aurélien Le Coq a condamné l'utilisation de matraques et de balles en caoutchouc contre les jeunes comme "absolument insupportable", tandis que le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a défendu les tactiques de l'État comme proportionnées.
Les manifestations ont initialement éclaté mi-septembre dans un lycée de la banlieue parisienne avant de se transformer en un mouvement plus large exploitant un profond mécontentement public. Les élèves ont souligné la vétusté des installations, le manque de personnel et les salles de classe non ventilées, contrastant leurs réalités avec la hausse du coût de la vie. En réponse aux dommages causés aux bâtiments, les autorités ont suspendu les cours dans 891 lycées à travers le pays mardi.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a déclaré au Parlement que si le gouvernement doit écouter les griefs des étudiants, il ne tolérera pas l'"ultraviolence" ciblant les infrastructures scolaires. Le ministère de l'Éducation a mis en place un portail en ligne invitant les élèves à soumettre anonymement des plaintes concernant les conditions sur les campus. Cependant, les leaders étudiants ont promis de maintenir les débrayages et les mobilisations de rue jusqu'à ce que l'exécutif s'engage à augmenter substantiellement le budget du système d'éducation publique du pays.
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