La police française utilise des gaz lacrymogènes dans un lycée parisien face à la montée des protestations

Points Clés
- Plus de 6 600 interpellations depuis septembre
- 375 écoles fermées en une journée
- Extension du mouvement à la Belgique et pression politique accrue
La police anti-émeute a fait usage de gaz lacrymogènes jeudi contre des lycéens bloquant le lycée Hélène Boucher à Paris. Ces troubles s'inscrivent dans un mouvement national contre le sous-financement de l'éducation, les jeunes réclamant de meilleures infrastructures et davantage de personnel.
Selon le ministère de l'Intérieur, plus de 6 600 personnes ont été interpellées depuis septembre, principalement des mineurs. Jeudi, 375 établissements ont été fermés. Emma Khelil, étudiante, a dénoncé la vétusté des locaux et les tactiques policières : « Nous sommes là pour défendre nos droits, pas pour perdre un œil ».
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a condamné les violences, accusant des factions politiques d'exploiter la colère des jeunes à l'approche de l'élection présidentielle.
Le mouvement s'étend à la Belgique, où Liège a interdit les rassemblements après des heurts. Les organisateurs français prévoient une persistance des manifestations, avec une convergence possible vers des mouvements sociaux plus larges.
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