Décès de Jean Massillon, maire haïtien qui a défendu Kenscoff contre la violence

Points Clés
- Décès de Jean Massillon, figure de proue de Kenscoff
- Bilan lourd de 164 morts et 10 000 déplacés suite aux violences
- Vide politique à Kenscoff en pleine crise sécuritaire
Jean Massillon, maire de Kenscoff, en Haïti, est décédé vendredi des suites de complications de santé. Connu pour son plaidoyer acharné en faveur de sa communauté agricole face à la violence des gangs, son décès a été confirmé par son adjoint, Jean Max Duvivier.
Kenscoff a été le théâtre de deux massacres brutaux ayant fait au moins 164 morts, des dizaines d'enlèvements et 10 000 déplacés. Le gouvernement haïtien a salué un homme qui n'a jamais abandonné ses administrés.
Des rapports soulignent qu'un renforcement précoce des forces de sécurité aurait pu limiter les tueries. Massillon a passé ses derniers mois à réclamer des ressources fédérales tout en saluant le courage de la police dans la reprise de certains quartiers.
Sa disparition laisse un vide administratif majeur à un moment critique, alors que la zone métropolitaine de Port-au-Prince reste en proie aux gangs armés et aux déplacements massifs.
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