Loading Live Market Data...
Monde

Retrait américain d'Irak : Un test difficile pour le nouveau gouvernement et les milices pro-iraniennes

BBC Persian•3 min read•1 oct. 2026•Updated: il y a 8 j•REF: OPA-261001-2FH
Retrait américain d'Irak : Un test difficile pour le nouveau gouvernement et les milices pro-iraniennes

Points Clés

  • La coalition dirigée par les États-Unis a officiellement mis fin à sa mission en Irak le 30 septembre 2024.
  • Le délai pour le désarmement ou l'intégration des milices a été prolongé jusqu'en juin 2027 face à la résistance des groupes armés.
  • Les dirigeants kurdes craignent que la perte des systèmes de défense aérienne et du soutien au renseignement américain n'augmente la vulnérabilité aux attaques iraniennes.
Listen to Article0%
Share Story

Vingt-trois ans après l'invasion américaine de l'Irak et douze ans après le retour des forces américaines pour combattre l'EI, les troupes de la coalition dirigée par les États-Unis ont officiellement quitté l'Irak ce 30 septembre. Le gouvernement irakien a qualifié ce retrait d'« achèvement de la souveraineté nationale », marquant la fin formelle de l'opération « Inherent Resolve ». Si ce départ met fin à une présence militaire longue et coûteuse, il soulève des questions cruciales sur la sécurité nationale, l'influence iranienne et le sort des milices chiites et de la région du Kurdistan.

Le Premier ministre irakien, Ali Zaid, a décrété quatre jours de fête nationale pour célébrer ce « Jour de la Souveraineté nationale ». Washington affirme que la coopération se poursuivra via une formation limitée et un partage de renseignements, mais les responsables de la sécurité avertissent que la perte de la surveillance aérienne, des radars avancés et des capacités de renseignement laisse un vide critique. Les dirigeants Peshmergas insistent sur le fait que la technologie et les données de la coalition n'ont pas de remplaçant total, laissant la région vulnérable aux attaques de drones et de missiles.

Historiquement, la présence américaine agissait comme un tampon contre la résurgence de l'EI et l'expansion incontrôlée des groupes supplétifs. Désormais, l'État irakien est confronté au défi de centraliser le pouvoir militaire. Le gouvernement prévoyait de désarmer ou d'intégrer les milices avant la date limite du 30 septembre, mais le délai a été prolongé jusqu'en juin 2027 en raison de la résistance féroce de factions puissantes comme Kata'ib Hezbollah et Harakat al-Nujaba, qui opèrent en dehors du contrôle de l'État.

Les ramifications de ce vide de pouvoir sont ressenties avec le plus d'intensité au Kurdistan irakien. Les milices chiites proches de l'Iran conditionnent leur désarmement à la dissolution des forces Peshmergas, une demande que les Kurdes rejettent en citant leur statut constitutionnel. De plus, les pressions de ces groupes pour expulser les forces turques et les factions kurdes anti-iraniennes augmentent la tension politique. Les propositions américaines sur l'intégration des forces sont considérées comme une « ligne rouge » pour les Kurdes, compliquant encore le paysage interne.

À l'avenir, la stabilité de l'Irak dépend de la capacité du gouvernement à équilibrer ses relations avec Washington et Téhéran. Les experts soulignent que le test principal pour la nouvelle administration est de savoir si elle peut exercer une souveraineté réelle ou si le vide sera comblé par des entités soutenues par l'Iran et un EI renaissant. Alors que la région entre dans cette ère post-américaine, le risque que l'Irak devienne un théâtre de confrontations par procuration reste élevé, mettant au défi le gouvernement de maintenir l'ordre sans le soutien militaire international.

Share Story

Reader Discussion

Leave a Comment

0 Comments

Loading comments...

MK
Mohammad KaramaliStaff JournalistToronto, Canada

Owner

OWNER

Editorial Oversight & Machine-Assisted Reporting

Human-in-the-Loop Verified

Editorial Oversight & Machine-Assisted Reporting: This dispatch was synthesized and localized via OPA automated intelligence under continuous human editorial supervision.

Source Dépêche

This report was synthesized from BBC Persian under journalistic fair use.