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Nouvelle crise au Tigré : où sont les médiateurs pour négocier la paix en Éthiopie ?

DW English•3 min read•2 oct. 2026•Updated: il y a 7 j•REF: OPA-261002-Y6F
Nouvelle crise au Tigré : où sont les médiateurs pour négocier la paix en Éthiopie ?

Points Clés

  • Une nouvelle coalition de divers groupes armés s'est formée dans le but de renverser le gouvernement fédéral éthiopien.
  • L'accord de paix de Pretoria de 2022 a échoué en raison de l'exclusion d'acteurs clés tels que l'Érythrée, les milices Fano et les partisans de la ligne dure du TPLF.
  • Les conditions humanitaires se dégradent alors que les civils sont confrontés aux déplacements, aux frappes de drones et à la perte d'infrastructures essentielles.
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À peine quatre ans après qu'un accord de paix historique ait officiellement mis fin à la guerre dévastatrice au Tigré, les combats ont repris de plus belle dans le nord de l'Éthiopie ces dernières semaines. Plusieurs groupes armés, autrefois ennemis jurés, ont formé une alliance stratégique avec l'objectif explicite de renverser le gouvernement fédéral du Premier ministre Abiy Ahmed. Cette résurgence de la violence marque un tournant instable dans la région, soulevant des inquiétudes majeures quant à la stabilité de la Corne de l'Afrique, alors que des acteurs extérieurs sont de plus en plus accusés de s'immiscer pour servir leurs propres intérêts géopolitiques.

Les experts et les analystes soulignent l'échec de l'accord de paix de Pretoria de 2022, qui avait mis fin au conflit initial de deux ans ayant coûté la vie à des centaines de milliers de personnes. Negash Mohammed, journaliste spécialisé dans la région, soutient que l'accord s'est effondré parce qu'il a négligé des parties prenantes clés, notamment l'Érythrée, les milices Fano de l'Amhara et les partisans de la ligne dure au sein du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF). Patricia Rodrigues, de Control Risks, note que si la coordination actuelle des rebelles est alarmante, la décision du gouvernement fédéral de désarmer par la force les groupes au lieu de répondre à leurs griefs n'a fait qu'aggraver les tensions existantes.

Historiquement, le conflit était défini par la lutte entre le gouvernement fédéral et le TPLF. Cependant, le paysage actuel est beaucoup plus fragmenté. La nouvelle coalition comprend l'Armée de libération oromo, des factions du Front de libération nationale de l'Ogaden et divers groupes militants ethniques de l'Afar et du Benishangul-Gumuz. L'Érythrée, autrefois alliée d'Addis-Abeba, est désormais soupçonnée de soutenir ces factions rebelles. Ce réseau changeant d'alliances complique la possibilité d'un processus de paix unifié, car les groupes impliqués possèdent des agendas politiques et des bases ethniques très différents.

Pour la population civile, les conséquences sont désastreuses. De nombreuses personnes restent dans des camps de fortune pour personnes déplacées à l'intérieur du pays, incapables de rentrer chez elles depuis le déclenchement des hostilités en 2020. Les rapports indiquent que des frappes de drones atteignent les zones civiles, tandis que les groupes rebelles utiliseraient des écoles et des cliniques à des fins militaires. Avec les télécommunications coupées, l'électricité interrompue et les vols vers des villes importantes comme Lalibela suspendus, la situation humanitaire se détériore rapidement, prouvant que les assurances officielles de protection des civils ne se concrétisent pas dans la pratique.

À l'avenir, les perspectives de médiation semblent sombres. Bien que l'ONU ait envoyé des émissaires pour dialoguer avec les puissances régionales, les analystes suggèrent que des négociations significatives ne réussiront pas tant que les parties en conflit ne comprendront pas que la violence est un outil inefficace pour atteindre leurs objectifs politiques. L'influence internationale a également diminué, surtout après que les États-Unis ont levé les sanctions qui étaient auparavant utilisées pour faire pression sur les combattants. Les experts prédisent que, bien que les combats resteront probablement limités géographiquement au nord de l'Éthiopie, l'absence d'une stratégie diplomatique cohérente garantit que l'instabilité persistera dans un avenir prévisible.

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Mohammad KaramaliStaff JournalistToronto, Canada

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Source Dépêche

This report was synthesized from DW English under journalistic fair use.